ABIDJAN, 2 juin (Xinhua) -- La directrice de cabinet du ministre ivoirien des Eaux et Forêts, Maillet Elvire Joëlle Zouzou, a réaffirmé mardi à Abidjan l'engagement de la Côte d'Ivoire en faveur d'une gestion optimale et durable des eaux transfrontalières.
S'exprimant à l'occasion d'une rencontre d'experts consacrée à la protection et à l'utilisation des cours d'eau transfrontaliers et des lacs internationaux, Mme Zouzou a souligné l'importance, pour les pays de la sous-région, de se doter d'une stratégie commune afin de relever les défis futurs liés à la gestion des ressources hydriques partagées.
"Cet atelier marque une étape importante dans la concrétisation des engagements pris par notre pays en matière de gouvernance de l'eau et de coopération transfrontalière", a-t-elle déclaré.
Selon la représentante du ministre ivoirien des Eaux et Forêts, la vision de la Côte d'Ivoire est de faire de l'eau un levier de paix, de sécurité, de résilience face aux changements climatiques et de développement durable, en cohérence avec l'Agenda 2030 des Nations Unies et les Objectifs de développement durable (ODD).
"La Côte d'Ivoire est aujourd'hui confrontée à de nombreux défis. Sous l'effet de la croissance démographique, de l'urbanisation, du développement des activités économiques et des changements climatiques, la pression exercée sur les ressources en eau ne cesse de s'accentuer", a averti Mme Zouzou.
"Dans ce contexte, une gestion concertée des cours d'eau transfrontaliers apparaît essentielle pour garantir la sécurité hydrique et alimentaire, préserver les écosystèmes et renforcer la stabilité des territoires", a-t-elle ajouté.
De son côté, le représentant des Conventions des Nations Unies sur l'eau et point focal pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Komlan Sangbana, a souligné la nécessité de mettre en place un mécanisme adapté aux besoins spécifiques de la Côte d'Ivoire.
A plusieurs reprises, des experts ivoiriens et sous-régionaux ont plaidé en faveur d'un renforcement durable de la coopération régionale ainsi que d'une gestion plus efficace des ressources en eau partagées. Fin
