TEHERAN, 23 mars (Xinhua) -- L'Iran n'a aucun contact direct ou indirect avec le président américain Donald Trump, a rapporté lundi l'agence de presse semi-officielle Fars.
Citant une source iranienne, Fars a indiqué que M. Trump avait retiré sa menace d'attaquer les centrales électriques iraniennes après avoir après avoir appris que l'Iran comptait riposter en prenant pour cible toutes les installations de production d'électricité de la région du Moyen-Orient.
L'agence semi-officielle Tasnim, citant un haut responsable de la sécurité iranienne, a également rapporté que M. Trump avait fait marche arrière concernant les frappes prévues contre les infrastructures critiques iraniennes après que les menaces militaires de l'Iran étaient devenues crédibles.
Le responsable a affirmé qu'il n'y avait aucune négociation entre l'Iran et M. Trump, ajoutant qu'un autre facteur important pour ce recul avait été l'augmentation des "pressions sur les marchés financiers et des menaces contre les obligations" aux Etats-Unis et en Occident.
Depuis le début de la guerre à la fin du mois dernier, des messages ont été envoyés à Téhéran par certains médiateurs, a révélé le responsable, ajoutant que Téhéran avait dit comme réponse "claire" que "nous continuerons la défense jusqu'à ce que nous atteignions la dissuasion nécessaire".
Dans un message publié lundi sur le réseau social Truth Social, M. Trump a affirmé que les Etats-Unis et l'Iran avaient eu, au cours des deux derniers jours, des "conversations très bonnes et productives concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient".
"Sur la base du ton et de l'orientation de ces conversations approfondies, détaillées et constructives, qui se poursuivront tout au long de la semaine, j'ai ordonné au ministère de la Guerre de reporter pour une période de cinq jours toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes", a indiqué M. Trump.
Le président américain avait menacé samedi de "frapper et anéantir" les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'était pas ouvert dans un délai de 48 heures.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'est entretenu également lundi par téléphone avec son homologue turc, Hakan Fidan, pour discuter des derniers développements au Moyen-Orient.
M. Araghchi a détaillé les "crimes perpétrés par les agresseurs contre le peuple iranien, en particulier les attaques contre les écoles, les hôpitaux et les zones résidentielles", exprimant la détermination de l'Iran à défendre "de manière décisive" sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale.
M. Fidan a pour sa part souligné les conséquences de la guerre en cours pour la région, soulignant la nécessité de réduire les tensions et de renforcer les relations entre l'Iran et les pays de la région.
Le 28 février, Israël et les Etats-Unis ont lancé des attaques conjointes contre Téhéran et plusieurs autres villes iraniennes, tuant le guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei, ainsi que des commandants militaires de haut rang et des civils. L'Iran a répondu en lançant des vagues de frappes de missiles et de drones visant Israël et des bases américaines. Fin
