NEW YORK, 22 janvier (Xinhua) -- Le président américain Donald Trump a porté plainte jeudi contre la banque JPMorgan Chase (JPMC) et son PDG Jamie Dimon pour avoir fermé ses comptes et ceux de diverses entités qui lui sont liées en février 2021, une décision qu'il estime motivée par des raisons politiques.
La plainte, déposée devant un tribunal de l'Etat de Floride à Miami, réclame au moins 5 milliards de dollars de dommages et intérêts, selon la presse locale.
Ces fermetures de comptes sont intervenues après les émeutes du 6 janvier 2021, perpétrées par des partisans de Donald Trump au Capitole.
"Les plaignants sont convaincus que la décision unilatérale de JPMC est le fruit de motivations politiques et sociales, et qu'elle s'appuie sur des convictions "woke" infondées selon lesquelles il était nécessaire de prendre ses distances avec le président Trump et ses opinions politiques conservatrices", a indiqué le texte de la plainte. En substance, JPMC aurait fermé les comptes des plaignants car elle estimait que le contexte politique du moment s'y prêtait.
La plainte allègue également que JPMC, sur instruction de M. Dimon, aurait "publié illégalement et sans justification tout ou partie de leurs noms, y compris ceux du président Trump, de la Trump Organization et de ses entités affiliées, et/ou de la famille Trump, sur une liste noire".
La plainte accuse en outre JPMC de diffamation commerciale et de manquement à son obligation implicite de bonne foi et de loyauté, et M. Dimon de violations de la loi floridienne sur les pratiques commerciales déloyales et trompeuses.
En réponse, JPMorgan a déclaré dans un communiqué que cette plainte était sans fondement.
"Nous respectons le droit du président de nous poursuivre en justice, et nous faisons valoir notre droit de nous défendre", a déclaré Patricia Wexler, porte-parole de la banque.
"JPMC ne ferme pas de comptes pour des raisons politiques ou religieuses. Nous fermons les comptes qui engendrent des risques juridiques ou réglementaires pour l'entreprise. Nous le regrettons, mais les règles et les exigences réglementaires nous y contraignent souvent. Nous soutenons les efforts de l'administration pour empêcher l'instrumentalisation du secteur bancaire", a-t-elle affirmé. Fin
